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 [Race] Les Elfes de la Terre du Milieu

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Plastoc
Groupe de Réflexion


Messages : 32
Date d'inscription : 27/02/2010

MessageSujet: [Race] Les Elfes de la Terre du Milieu   Mar 2 Mar 2010 - 17:26

Les Elfes furent les premiers à s'éveiller et à s'aventurer sur les terres du milieu. Ils constituent une race noble et gracieuse, et ne peuvent mourrir de vieilesse. Physiquement, ils ressemblent aux hommes, mais resplendissent d'un éclat intérieur qui trahit la différence de leur nature et leurs dons surnaturels. Il y a aussi beaucoup de différences assez subtiles : les elfes sont en général plus grands que les humains, mais également plus fins. De même, ils ne portent pas de barbes. Cependant, ils sont aussi soumis à une puissante malédiction, qui les contraints à ne pas être libres et à ne jamais ne pouvoir contrôler leurs propres existences.

Les Elfes n'ont pas besoin de sommeil, et se reposent par la méditation. Ils entrent généralement dans un état de transe plusieurs heures par jour, et, dans cet état, il est presque impossible de les "éveiller". Ils sont souvent appelés Quendi (ceux qui parlent, dans leur langue), suite à leur grande facilité d'expression, et aussi parceque ce sont eux qui ont enseigné aux humains le langage.

La race des elfes se compose historiquement principalement de deux grands groupes très différents : les Eldar, le peuple des étoiles, et les Avari, ceux du refus. Les Eldar ont suivi les archanges des terres du milieu pour vivre un temps dans leur royaume, et les Avari s'y sont refusé, développant une autre culture que leurs frères. Aujourd'hui, les seuls Eldar qui vivent encore sur la Terre du Milieu sont quelques rares elfes Noldor et un nombre un peu plus important d'elfes Sindar.

les elfes Noldor (singulier noldo) :

Les Noldor sont souvent appelés Hauts Elfes, Elfes de lumière (calaquendi) ou Elfes profonds, parce qu'ils sont considérés comme les plus nobles des Elfes des Terres du Milieu. Cependant, on les appelle ainsi surtout parce que ce sont les seuls êtres vivants des terres du Milieu à avoir jamais vécu dans le royaume béni d'Aman, le royaume des valar (les archanges), de l'autre coté de la mer. Ce statut est relativisé par les liens qu'ils entretiennent aujourd'hui avec les valar : en effet, ils ont quitté Aman contre le gré des valar, et ont pour celà massacré une partie des elfes qui s'y trouvaient, ce que les valar ne leur ont pas pardonné.

les elfes Sindar (singulier sinda) :

Les Sindar, ou "elfes gris", sont issus d'une autre famille des Eldar : ce sont des membres de la troisième maison à avoir entrepris le voyage vers Aman, celle des Elfes Teleri. A la grande différence des deux autres maisons et de la plus grande partie des Teleri, les elfes Sindar ont choisi de ne pas traverser la mer pour vivre chez les archanges. Ils forment l'immense majorité des dirigeants des elfes, car ils font partie, au même titre que les elfes sylvains, des moriquendi, les "elfes de la nuit" qui ne virent jamais la lumière d'Aman. Aujourd'hui, leur plus grand royaume est autour des havres gris, d'Harlond et de Forlond, su les bords de la grande Mer.

les elfes Avari (elfes noirs) :

Lorsque les Eldar quittèrent la terre natale des Elfes, dans les jours anciens, un certain nombre de leurs parents décidèrent de rester et de ne pas chercher la lumière d'Aman. Ceux-là furent nommés les Avari et leurs maisons s'installèrent sur leurs terres ancestrales où elles durent faire face seules au seigneur des ténèbres. En ces temps obscurs, ils furent forcés de se mettre à l'abri des profondes forêts des Terres du Milieu orientales ou ils purent vagabonder en se cachant des hommes sauvages qui dominaient alors la majeure partie des terres. Très vite, ils furent connus sous le nom d'elfes des bois ou elfes Sylvains. Aujourd'hui, ils forment l'immense majorité des royaumes elfes des terres du Milieu, principalement dans les bois de Lorien et de la forêt sombre, à l'est des monts brumeux.

ps : je précise que les elfes noirs ont la peau claire, il n'y a pas de drow dans les terres du milieu Smile


Dernière édition par Plastoc le Mar 2 Mar 2010 - 17:32, édité 2 fois
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Plastoc
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MessageSujet: Re: [Race] Les Elfes de la Terre du Milieu   Mar 2 Mar 2010 - 17:28

La société Elfe

Ce qui suis est tiré du site [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Pour retrouver la structure de cette société, pour laquelle nous n’avons malheureusement que peu d’informations directes, je me suis basée sur deux postulats.

Le premier est que les Elfes n’aiment pas le changement (ce qui est probablement un euphémisme). Tolkien lui-même les traite d’ « embaumeurs ». Il est donc hautement probable que les structures ayant existé au Premier Age ont perduré, chaque fois que cela a été possible compte tenu des circonstances historiques, au cours des Ages suivants. Ainsi, les structures sociologiques telles qu’elles apparaissaient encore à la fin du 3ème Age à Mirkwood, Fondcombe ou en Lothlorien, devaient refléter les modèles elfiques (ou plus précisément eldarin) originels.

Le second postulat est que, par un phénomène classique de mimétisme, la société édaine, qui donna Númenor et plus tard les Royaumes d’Arnor et de Gondor, reflétait encore dans une certaine mesure la société des Eldar dont elle fut la vassale puis l’alliée au cours des Ages. Leurs coutumes peuvent donc nous aider à retrouver le modèle de la société elfique.

C’est sur ces bases que j’ai reconstituée le type de société décrit ci-dessous.

Ière Partie: Les structures claniques

Elles sont fortement hiérarchisées et découlent d’une conception de caste inhérente aux origines même de leur Société. En effet, sauf pour de rares exceptions nées de la valeur reconnue d’un individu, le rang et la place de chacun dans ladite société est déterminée par la naissance et n'est pas modifiable.

L’origine de ce déterminisme apparaît dès les premières sociétés elfiques, caractérisées par un système de clans. En effet, dès leur apparition en TDM, les Quendi (les Elfes) se sont immédiatement scindés en trois fratries où apparaissaient déjà en germe leurs compétences principales, ce qui conduira à une première hiérarchie des futurs clans. Plus tard, une nouvelle distinction apparaîtra entre les Eldar, qui répondirent à l’appel d’Oromë, et les Avari qui le déclinèrent. Il en aurait découlé entre ces Elfes un schisme social aussi grand qu’entre un Avari et un Humain. (C’est tout dire !)

Or, cette distinction perdurera au cours des générations suivantes. Ainsi les Elfes nés de parents (ou de grands-parents) Avari ne pourront jamais voguer vers les Terres Bénies. Quels que soit leurs vœux, il sont condamnés à rester en Terre du Milieu jusqu’à la Fin des Temps.

La hiérarchie existe également au sein des Eldar entre ceux qui, ayant atteints les Terres Immortelles, ont bénéficié de la lumière des Arbres et de la présence des Valar (ce sont les Amanyar, c'est à dire, ceux d’Aman) et les autres, qui s’arrêtèrent en chemin et ne bénéficièrent donc d’aucune bénédiction spéciale ni de l’enseignement des Valar.

De fait, les Noldor exilés en TDM, ne considérèrent aucun clan elfique de la Terre du Milieu comme égal au leur, à part (dans une certaine mesure) les Sindar qui avaient bénéficié de l’enseignement des Maïar Melian et Ossë et dont le Roi, Elwë (Thingol), était lui-même un Amanya.

Enfin, il ne faut pas oublier la hiérarchie officieuse qui pouvait exister entre les principaux clans (Vanyar, Noldor et Teleri) et leurs "sous-clans" (Sindar, Nandor, ...)

Dans ces conditions il aurait été difficile à un Elfe d’oublier, ou de modifier, sa place dans la société.
Les fondements d'une rigide hiérarchie de caste étaient posés.

Pour simplifier, nous aurions donc:

a) les Avari, tout au bas de l’ « échelle sociale » elfique (tous clans confondus);

b) les Eldar ayant participé à la Grande Marche mais n’ayant pas atteint Valinor. Toutefois, en ce qui concerne les Sindar, l’enseignement reçu par les Maïar Melian et Ossë, compensera en partie le déficit d’estime engendré par le fait d‘être restés en TDM ;

c) les Eldar ayant atteint ou étant nés en Aman (ils sont appelés amanyar, c’est à dire ceux d’Aman). Ce sont les seuls à avoir pu non seulement bénéficier de l’enseignement des valar mais aussi à avoir été bénis par la lumière des Arbres. Ils se situent tout en haut de l’échelle elfique.

Ainsi, de par sa naissance, chaque elfe appartient à deux catégories distinctes et se défini vis à vis de ses "frères" à la fois par son « ethnie » et par son histoire (ou, le cas échéant, par celle de ses ascendants).

Enfin, Il est particulièrement intéressant de noter que non seulement les répercussions de ce système de caste étaient évidentes dans la hiérarchie sociale interclanique, mais qu'elles se traduisaient également sur les plans physique et psychologique. Ainsi, à titre d’exemple, les amanyar, étaient plus sages, plus résistants (ou du moins l’étaient à leur départ d’Aman) et se distinguaient (entre autres choses) des autres Elfes par un regard notablement plus brillant.

Rien de bien étonnant à cela dans une société fortement marquée par la notion "de droit divin".



2ème Partie: Une monarchie de droit divin.

Déjà, dans la mythologie elfique, comme nous l'avons vu précédemment, ce furent les trois premiers Elfes à se réveiller qui devinrent Rois des premiers clans.

Mythe ou « réalité », il n’en demeure pas moins que la Royauté est ainsi présentée comme la conséquence de l'éveil prématuré – mais non dû au hasard- de ces 3 premiers Elfes, lesquels devinrent de ce fait les Premiers Chefs de leur peuple. Une sorte de "droit d'ainesse", mâle de surcroît.

Or la désignation de ces premiers Rois ne pouvait être que d’essence divine, puisque seul Eru avait pu décider de l’ordre de naissance (les Valar ne seront informés de l'arrivée des Elfes que bien plus tard)

On retrouve d'ailleurs ce mode de désignation chez les « Pères des Nains ».

Plus tard, Elwë, Ingwë et Finwë devinrent les Rois des trois Grands Clans, après avoir effectué un voyage initiatique patronné par Oromë. Dans ce cas également on remarquera que l'investiture royale, même si elle apparaît ici comme la conséquence d'un événement particulier, reste d'essence divine... ou en l'espèce semi-divine, puisque avalisée par les Valar.

On peut donc distinguer deux types de royauté:

- celle de circonstance, non entérinée par les "dieux", telle celle des princes sindarins qui se taillèrent des royaumes à leur mesure chez les Elfes des Bois après la chute de la Doriath. Ce fut aussi probablement le cas des royaumes des Avari.. Mais ces titres ne pouvaient avoir qu'une importance relative. Thranduil, le Roi des Elfes de la Forêt de Mirkwood, bien que supposé être dans "le Hobbit" le Roi le plus important de son époque, ne peut être mis sur un pied d'égalité avec Elrond ou Galadriel qui, bien que ne se parant pas d'un titre de Roi (ou de Reine), descendaient d'une lignée royale directe et reconnue;

- celle établie par grace divine. Les Rois de ce type peuvent alors s'appuyer sur une reconnaissance divine officielle, avec les prérogatives matérielles mais aussi spirituelles qui allaient avec une telle reconnaissance (un peu comme le Roi de France qui, une fois consacré<, recevait la faculté de guérir les écrouelles... ou, pour rester dans le contexte du Seigneur des Anneaux, tel Aragorn qui pouvait utiliser l'Athélas (justement appelée l'herbe des Rois) à des fins de guérison.

Il est inutile de dire que du respect de l'ordre divin dépendait l'octroi de la Grace Divine... ou du moins de celle des Valar.




Le mariage chez les Elfes

Si nous ne connaissons officiellement pas grand chose des Avari (les Elfes qui refusèrent de suivre Oromë à l'Aube des Temps), nous avons plus d'informations en ce qui concerne la vie familiale des Eldar... et donc très certainement, par extension, l'ensemble des Elfes.

L’Elfe est, nous le savons (cf. « La société elfique ») un « animal » clanique. Son statut dépend pour l’essentiel de son clan, c'est-à-dire de sa famille. Ce n’est pas pour rien, après tout, que les membres des clans écossais (pour ne citer qu’eux) se font appeler « mac », c'est-à-dire « fils de ». Le clan, en effet, n’est jamais qu’une grande famille au sein de laquelle tous sont liés. On comprend donc bien que dans un tel contexte l’institution même du mariage soit particulièrement importante puisqu’elle unit non seulement deux êtres, mais également deux cellules familiales et parfois, si le rang des époux l’autorise, deux clans.

Si l’on ajoute à ce contexte les conceptions religieuses des Elfes on aboutit à des règles d’autant plus complexes que s’y ajoutait une dimension divine.

Mais évidemment, comme pour toute règle, les exceptions ne manquaient pas… pas plus que ne manquèrent les conséquences fastes ou préjudiciables qui les accompagnèrent.

I- Le mariage : une union librement consentie

Bien entendu, le mariage elfique doit avoir sa part de féerie. Ainsi les futurs époux se devaient d’être beaux, jeunes et, enfin, amoureux.

En ce qui concerne la beauté, la question ne se pose même pas. Ne s’agit-il pas d’Elfes et donc de « Belles Gens », mais pourquoi « jeunes ? ».

Tolkien est, sur le sujet catégorique. Dans sa description du mariage chez les Eldar, il affirme que ces derniers « se mariaient dans leur jeunesse et peu après leurs 50 ans », ce qui permet d’ailleurs de supposer que la cinquantaine devait représenter chez les Elfes une sorte de seuil symbolique pour atteindre l’age adulte, avec toutes les responsabilités qui en découlent dont celle d’une famille.

Evidemment, comme je le disais plus tôt, cette règle devait connaître de nombreuses exceptions. Nous savons, d’ailleurs, que pendant les époques troublées, et Eru sait qu’elles furent nombreuses en TDM, les noces furent souvent repoussées. Il s’agissait, probablement, d’éviter d’élever des enfants dans un contexte où leur existence ne pouvait être assurée.

De fait, de nombreux exemples, du moins parmi la noblesse elfique dont les chroniques nous sont parvenues, montrent que l’attente pouvait se prolonger quelques siècles voire quelques millénaires après ces fameuses premières cinquante années Ainsi, Thingol épousa Melian 26 années valar (soit près de 250 de nos années) après son voyage en Valinor(donc bien après sa première jeunesse); Galadriel (selon la version généralement acceptée) épousa Celeborn en Beleriand et Elrond se maria avec Celebrian à l’age de 3599 ans. Arwen, enfin, n'épousa Aragorn qu'alors qu’elle avait atteint 2778 ans !!!

Mais qu’importe ces considérations d’age, puisqu’ils étaient amoureux. Car les Eldar se mariaient « par amour, ou tout au moins, par libre consentement des deux parties ».

Et comment aurait-il pu en être autrement ?

Les Elfes possèdent une capacité innée à saisir la vérité cachée et ne s’en laissent donc pas compter dans le choix de leur conjoint. En fait, s'il est probable que l’expérience puisse aiguiser cette capacité, il semble que dès leur plus jeune age ils soient capables de voir au-delà des apparences et que le choix de l'époux idéal leur soit ainsi révélé.

Quant au libre choix des du conjoint, la seule idée de rester lié pour l’éternité (ou suffisamment longtemps pour y ressembler) à la même personne sans pouvoir divorcer, le divorce étant interdit, me paraît personnellement suffisante pour inciter la grande majorité des individus à prendre toutes les mesures nécessaires pour "faire le bon choix".

Il faut cependant reconnaître que certains cas sont ambigus. Le plus célèbre parmi ceux-ci est probablement celui d’Eöl, l’Elfe Noir. Ce dernier aurait réussit, par quelque enchantement, à épouser la fille de Fingolfin, Aredhel. Mais le fait que cette dernière soit restée longtemps auprès de lui avant de s’enfuir… et sans mourir de chagrin (ce qui, à défaut d’autre chose l’aurait libérée de ce mariage) m’a toujours laissée assez sceptique quant au caractère purement contraignant de cette union.

II- Le mariage : une affaire de famille

Si la première partie de notre exposé nous représentait le mariage comme l’aboutissement normal d’un amour d’enfance (version très simplifiée), il faut bien reconnaître que la réalité familiale, voire clanique, reprenait vite ses droits, et cela ne peut nous étonner.

Pour me répéter, la société elfique, en effet, était fondée sur une hiérarchie clanique, c’est à dire pour l’essentiel familiale. Dans ce contexte, le mariage des enfants devait être sanctionné par l’approbation des parents ; c’est à dire, dans le contexte, par leur « bénédiction ».

Ainsi, Tolkien nous apprend que si, dans les périodes difficiles, la cérémonie pouvait être réduite au strict minimum (je suppose que la présence d’une armée d’Orques aux portes de Gondolin devait quelque peu couper l’appétit des convives potentiels), deux éléments demeuraient incontournables : la bénédiction des parents et l’invocation d’Eru (une des rares circonstances où le nom du Créateur était cité, probablement pour bien marquer le caractère solennel et sacramental de la cérémonie).

Comme rien ne semble indiquer la participation visible d’Eru, le seul obstacle potentiel restait donc l’autorisation des parents. On peut supposer que celle-ci devait généralement être obtenue sans trop de problèmes, au moins dans les « basses » classes de la population, puisque le choix des futurs époux était normalement sage et fondé sur des affinités réelles. Il n’en demeure pas moins que l’opposition des parents pouvait entraver la volonté des futurs époux.

Nous en connaissons au moins deux exemples, chacun lié à la différence de classe (et même, en l’occurrence, de race) entre les amoureux. Prenons ainsi le cas de Beren (un humain) et de Lúthien (la fille de Thingol, roi des Sindar). Alors que l’amour était indéniable entre eux, Thingol s’y opposa en mettant une condition jugée irréalisable à l’échange des vœux : que Beren récupère un silmaril (ce qu’aucun Elfe n’avait réussit à ce jour). De même, Elrond met également une condition au mariage de sa fille, Arwen, à Aragorn : que ce dernier monte sur le trône de ses ancêtres. Aucune des deux Elfes, pourtant amoureuses au point d’accepter le destin mortel des Hommes, n’ira à l’encontre de la volonté de leur père.

Mais peut-être était-il avec le Ciel (ou du moins avec les règles) des accommodements. En effet, pour reprendre le cas d’Eöl, il est bien évident que ce dernier n’obtint jamais le consentement de Fingolfin avant d’épouser sa fille. Or, lorsque cette dernière s’enfuit chez son frère et qu’Eöl la rejoint, le dit frère accueillit Eöl comme l’époux de sa sœur. Doit-on parler alors de politesse? de prescription? ou comme j’aurais tendance à le penser d’acceptation rétroactive au profit de l’enfant ? De toute façon, une telle union, légitimée ou non, ne pouvait que mal finir comme ce fut le cas pour l’ensemble des protagonistes. La bénédiction d’Eru, à tout le moins, n’avait visiblement pas été au rendez-vous.
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Plastoc
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MessageSujet: Re: [Race] Les Elfes de la Terre du Milieu   Mar 2 Mar 2010 - 17:30

Destiné & existence des elfes

Ce qui suit est tiré du site [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Ah!! Etre un Elfe en Terre du Milieu! ! Vivre éternellement!! Parcourir librement ses vertes forêts !! Quelle Vie de Rêve!!! Quel bonheur!!
Et bien, si vous croyez tout cela, vous vous trompez lourdement. Bien que souvent fort agréable, la vie de l'Elfe en TDM etait loin d'être "un long fleuve tranquille" et son bonheur présent ou futur pas du tout assuré.
Pour mieux comprendre la destinée des Elfes en Terre du Milieu,nous étudierons donc tout ce qui concernait leurs conditions d'existence, immortalité incluse, sans oublier leur mort relative, non plus que leur disparition (au moins apparente) de notre monde.

Tout d'abord, au coeur de la Destinée des Elfes se trouve la notion d'immortalité.
Encore faut-il s'entendre sur cette notion. Ainsi, lorsque l'on parle de l'immortalité elfique il ne s'agit pas d'une longévité infinie mais "seulement" d'une durée de vie extrêmement prolongée.

En fait, les Elfes sont intimement liés à la Terre dont ils partagent en quelque sorte la substance (cette notion est importante et réapparaîtra tout au long de cette étude) et ne sauraient donc être détruits dans leur esprit ni -dans une certaine mesure- dans leur corps, tant que la Terre subsistera.

Mais il ne s'agissait pourtant pas toujours pour eux d'une félicité sans nuage. Hors des Terres Bénies, les Elfes étaient voués à continuer à exister dans un monde dont l’évolution naturelle, déjà perturbée par les évènements des Temps Anciens, était souillée par les Hommes, ce qui représentait pour eux une véritable malédiction. (Imaginez Galadriel obligée de respirer les gaz d'échappement de nos voitures ou Thranduil cherchant désespérément et éternellement une forêt à peu près préservée, sans même avoir l'espoir de pouvoir s'évader dans la mort!! Enfin, en ce qui les concerne ils ont quitté depuis longtemps la TDM et ne sont donc pas confrontés à ce genre de problèmes.)

Ajoutez à cela qu'outre cette immortalité des plus relatives et parfois des plus encombrantes (après tout, Elros, pour ne citer que lui, préféra partager la destinée humaine) les Elfes étaient confrontés à un autre stress majeur.

En effet, ils ignoraient (et ne connaissent pas d'avantage aujourd'hui, pour autant que je sache) tout du sort qu'il leur était réservé par Eru à la fin du Monde, lorsque Arda périrait au cours d'une terrible apocalypse. Ils ignoraient même s'ils y survivraient et seraient alors autorisés à se joindre aux Aïnur et aux Hommes lors du Grand Chant final, ou s'ils disparaîtraient à jamais dans la catastrophe annoncée. Et les Valar ne pouvaient les renseigner car « Iluvatar n’a pas dévoilé le sort qu’Il réservait aux Elfes après la fin du Monde (…) » cf. le Silmarillon. *

Comme si cela ne suffisait pas, les Elfes supposaient que leur destin tel qu'originellement prévu par Eru, avait été depuis odieusement dégradé et qu'ils en subissaient désormais les effet .
En effet, selon une théorie elfique ancienne (mais malheureusement peu développée par Tolkien) l'Elfe originel aurait bénéficié d'un corps non seulement capable de résister aux maladies mais également à la mort sous toute ses formes, y compris donc la mort elfique et limitée qu'ils connaissaient et devaient parfois subir. En effet, d'après cette théorie, la Mort serait pour les Elfes un phénomène "récent" résultant de la soullure du monde principalement par Melkor, mais aussi par eux-mêmes et, il faut bien l'avouer, par les Hommes.

Les Elfes supposaient ainsi qu'en raison des liens qui les unissaient à Arda si celle-ci n'avait pas été meurtrie par le Mal (et donc affaiblie) elle aurait été en mesure de leur assurer pendant encore de nombreux Ages une consistance physique sensiblement identique, au moins en apparence à celle des Hommes, en particulier pour ce qui concerne la taille et la force.

Malheureusement, tel ne fut pas le cas par la suite « car rien, comme il a été dit, n'échappe complètement à l'Ombre sur Arda ou ne demeure totalement indemne, qu'il puisse avancer sans entrave sur son propre chemin » HoME X

Franchement, comment ne pas se sentir frustré?



La fin annoncée des Elfes

#Dès les premiers Ages et jusqu'au début du Quatrième les Elfes apparurent comme immortels aux yeux des Hommes. Pensez: nulle maladie ne pouvait les atteindre et la Mort elle-même n'avait sur eux qu'un dominion limité.

Cependant leur corps, qui ressemblait encore, dans la jeunesse du Monde, à celui des Hommes, pouvait être détruit par les armes ou par le chagrin et, de fait c’est ce qui se passa fréquemment en Terre du Milieu. Les Noldor qui s'y enfuyèrent contre la volonté des Valar furent particulièrement soumis à ce destin comme cela leur avait été prédit « (…) vous avez répandu injustement le sang de vos frères, vous avez souillé la terre d’Aman. Pour le sang vous verserez le sang et au delà d’Aman vous marcherez sous l’ombre de la Mort. Car si Eru ne vous a pas destiné à mourir de maladie en ce monde, vous pouvez être tués et la mort s’abattra sur vous : par les armes, la souffrance et le malheur, et vos esprits errants devront alors se présenter devant Mandos. (…) » (extrait de la Prophétie du Nord, dans le Silmarillon.)

Nous reviendrons plus tard sur la mort à proprement parler des Elfes et étudierons ici exclusivement leur disparition telle qu’elle résulte de leur «évanouissement » de la Terre et du rôle joué dans cette disparition apparente par leur fëa.


#Pour cela, il convient tout d'abord de définir ce qu'est le "fëa"

Malheureusement, une telle définition est complexe. On peut dire, de façon succinte, qu'il s'agit de l'âme qui habite le corps des Incarnés, (les Elfes disposant d'une enveloppe physique).
Plus précisément, cela correspondrait à la fois à l’âme et à l’esprit de l’Elfe, le tout « conditionné et limité par la coopération des organes physiques du hröa ». On peut donc en déduire qu'il s’agissait en fait du processus de penser de l’Elfe, de son sens du bien et du mal, mais aussi de la conscience qu’il avait de lui-même, étant entendu que chez les Incarnés cette conscience incluait également le "rhöa" (l'enveloppe physique) .

A ce propos les Eldar disaient que le fëa gardait la mémoire du hröa ainsi que celle de toutes les expériences qu'il possédait de lui-même et de son corps.


#Or, à l’époque où s’affirme la domination des Hommes, le corps des Elfe(son hröa), lié à une Arda meurtrie ne pouvait plus être aussi endurant que le fëa qui lui était associé.

Dans ces conditions, lorsque la vitalité propre du hröa avait été utilisée pour achever sa croissance, les Elfes commençaient à s’affaiblir physiquement et mentalement, devenant de plus en plus las de la vie. Cela se passait certes très lentement, même pour des Elfes, mais néanmoins de façon perceptible et les concernait tous.

Lorsque cela se produisait, leur désir de vivre diminuait de plus en plus vite et l’Elfe commençait alors à disparaître, devenant de plus en plus évanescent, jusqu’à ce que le fëa ait «consumé» le hröa et que son corps ne subsiste plus que dans le souvenir de son ancien possédant.

On assistait, en quelque sorte à une sorte de retournement de situation puisque, désormais, ce n'était plus l'esprit qui était inclus dans le corps mais le corps qui était inscrit dans la pensée. Les Hommes disaient que l’Elfe s’« évanouïssait* ». Ceux qui atteignaient cet état devenaient alors réellement immortels, en ce sens qu’ils ne pouvaient plus être détruits ou changés pendant toute l’existence d’Arda. En contrepartie, leur interaction avec Arda devenait quasiment inexistante.

Les Eldar disaient: avant qu’Arda n’approche de sa fin: « tous les Eldar sur Terre deviendront comme des fantômes invisibles aux yeux des mortels, à moins qu’ils ne soient vus par ceux parmi les Hommes dont ils peuvent pénétrer directement la pensée ». HoME X

C'était, bien sûr, la grande peur des Eldar et la raison profonde de la fabrication des fameux Anneaux de Pouvoir elfiques




L'immortalitée des Elfes

Chacun sait que les Elfes sont immortels. Apparus sur Terre par la volonté d'Eru en 1040 (AV*) après la naissance des Arbres et alors que les premières étoiles illuminaient le ciel d'Arda, ils sont destinés à vivre tout au long des Ages.
Mais peut-être devrais-je écrire "condamnés"!!

Car, en dépit des apparences, leur immortalité n'est jamais que relative.[i/]


Pour être vraiment immortels, les Elfes devraient répondre à deux conditions:

1) que leur corps ne puisse jamais mourir quelles que soient les conséquences, et
2) qu'ils soient autorisés à vivre éternellement, c'est à dire au-delà de la fin des Temps. Or il n'en est rien.

Les Elfes ne sont pas à l'abri de la Mort.

Certes, dans les meilleures circonstances, les Elfes peuvent profiter d'une vie chiffrée en millénaires... et probablement en millions d'années. Ainsi les Vanyar, dans leurs demeures en Valinor, au pied du Mont Taniquetil où réside Manwë, connaissent sans doute un tel destin (du moins pour ceux ayant survécu à la Guerre de la Colère)... mais combien d'autres Elfes ont trouvé la Mort en TDM et même parfois, tels Finwë et Miriel, dans les Terres Bénies d'Aman!!!

Leur enveloppe physique, en effet, même si particulièrement résistante au point de ne pas connaître la maladie et de pouvoir survivre dans des conditions extrêmes (de tous les Compagnons de l'Anneau Legolas est de loin le plus résistant, lui qui pouvait courir plusieurs jours d'affilée sans dormir, où ignorer le froid de la neige se contentant de chaussures légères au milieu des congères) n'est pas indestructive. Les Elfes peuvent mourrir, et de fait, nombreux ont-ils été à subir ce sort.

Tout d'abord, ils peuvent mourrir par la destruction de leur corps.

La "Prophétie du Nord", adressée aux Noldor en révolte, est d'ailleurs particulièrement claire: [i]« (…) vous avez répandu injustement le sang de vos frères, vous avez souillé la terre d’Aman. Pour le sang vous verserez le sang et au delà d’Aman vous marcherez sous l’ombre de la Mort. Car si Eru ne vous a pas destiné à mourir de maladie en ce monde, vous pouvez être tués et la mort s’abattra sur vous : par les armes, la souffrance et le malheur, et vos esprits errants devront alors se présenter devant Mandos. (…) »
Mais les Noldor ne furent pas les seuls à connaître ce destin, et ce bien avant que Melkor (Morgoth) ne les incitent à la rebellion.

Dès le Premier Age, les décès (relatés) abondent. Nous savons notamment que nombreux furent les Elfes qui trouvèrent la Mort dans leur Grand Voyage vers Valinor. Plus tard ce fut le cas de Finwë, assassiné par Melkor, ou encore les Teleri d'Alqualondë tués en essayant de protéger leurs bateaux-cygnes...

Mais au delà de la mort par les armes, les Elfes pouvaient également finir noyés, tel Amroth cherchant à rejoindre le rivage, ou mourir écrasés, comme les Noldor broyés par les Glaces Grondantes du détroit d'Helcaraxë.
On peut également supposer qu'ils pouvaient nourrir d'inanition (pourquoi sinon auraient-ils eut besoin des lembas lors de leurs expéditions?) ou, d'une façon générale, de toute manière ne relevant pas de la maladie ou de la vieillesse.

Il est également acquis que les Elfes pouvaient également nourrir de chagrin ou de lassitude.
La plus célèbre de ces morts, et la première répertoriée, concerne la malheureuse mère de Fëanor, Míriel qui, souffrant probablement de ce que nous appellerions aujourd'hui une dépression postnatale, non seulement se laissa mourir mais refusa ensuite de reprendre sa place parmi les vivants. (Décision qui devait d'ailleurs avoir des conséquences désastreuses pour son Clan).

Car, habituellement, après un séjour de pénitence dans les Cavernes de Mandos, l'Elfe défunt était autorisé à se réincarner et pouvait alors retourner vivre parmi les siens.
Mais même ainsi, ils ne pouvaient toujours pas se targuer d'une véritable immortalité.

La disparition des Elfes

Même avec une existence prolongée et sans jamais avoir connu la mort, les Elfes ne peuvent pas pour autant se dire, ni se considérer, comme véritablement immortels.
Pour parler d'immortalité, en effet, il faudrait pouvoir se projeter dans un univers infini, ce qui n'est pas le cas des Quendi, dont la fin est préordonnée.

En effet, contrairemant à la définition classique, "immortalité" ne signifie pas ici une longévité infinie, mais simplement une durée de vie extrèmement prolongée. De fait, les Elfes sont intimement liés à la Terre (Arda), dont ils partagent en quelque sorte la substance et ne peuvent donc être détruits ni de corps (sinon de façon provisoire) ni surtout d'esprit tant que celle-ci subsistera.. Mais cet état ne leur apporte aucune certitude quant à leur avenir lors de la disparition (réputée apocalyptique) d'Arda; ils ignorent même s'ils y survivront ou, au contraire, disparaîtront irrévocablement avec elle.

ll est ainsi écrit dans le Silmarillon qu'Eru (Iluvatar)"n’a pas dévoilé le sort qu’Il réservait aux Elfes après la fin du Monde (…)"

Malheureusement, rien ne permet même de dire qu'un sort quelconque les attend, au delà de l'anéantisement. Au contraire, il est écrit que la mort humaine est un don fait par Eru aux Hommes "ce don d'Iluvatar, que même les Puissants leur envieront à mesure que le Temps s'approche de sa fin."(Le Silmarillon).

Il ne reste plus alors aux Elfes qu'a mettre leur espérance dans la mansuétude divine et à espérer participer aux côtés des Aïnur et des Hommes (dont nous savons que tel est le destin promis) au grand chœur qui consacrera la fin du Monde et la naissance d'une réelle éternité. Telle est la philosophie de l'Estel (l'espoir).
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Plastoc
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MessageSujet: Re: [Race] Les Elfes de la Terre du Milieu   Mar 9 Mar 2010 - 21:41

La Malédiction des Valar, la Prophétie du Nord ou le Destin des Noldor

'Vous pleurerez des larmes sans nombre, et les Valar fortifieront Valinor pour vous enfermer au dehors, afin même que l'écho de vos plaintes ne franchisse plus les montagnes. La colère des Valar s'étend à l'Ouest sur la maison de Fëanor, et elle touchera tous ceux qui les suivront. Leur Serment les entraînera, les trahira ensuite et leur fera perdre jusqu'aux trésors qu'ils avaient juré de poursuivre. Tout ce qui commence bien finira mal et la fin viendra des trahisons entre les frères et de la peur d'être trahis. Ils seront à jamais les dépossédés.

Vous avez répandu injustement le sang de vos frères, vous avez souillé la terre d'Aman. Pour le sang vous verserez le sang et au-delà d'Aman vous marcherez sous l'ombre de la Mort. Car si Eru ne vous a pas destinés à mourir de maladie en ce monde, vous pourrez être tués et la mort s'abattra sur vous: par les armes, la souffrance et le malheur, et vos esprits errants devront alors se présenter à Mandos. Et là vous attendrez longtemps, vous regretterez vos corps perdus en implorant miséricorde. Croyez-vous trouver de la pitié, croyez-vous que ceux que vous avez tués intercèderont pour vous? Et pour ceux qui n'atteindront pas le trône de Mandos et resteront en Terre-du-Milieu, le monde deviendra un fardeau qui les affaiblira, ils ne seront plus que les ombres d'un regret quand viendra la race plus jeune. Ainsi les Valar ont parlés.'
Le Silmarillion.
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